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   CARTON PLEIN pour la 3ème exposition de l´année
   Masques du bout du monde : l´art coréen s´expose avec Sarah Flix
   Exposition : avec Sarah Flix, la Corée se dessine à l´encre de Chine.
   Un site pour mieux connaître Sarah FLIX et quelques œuvres
   Visitez le site officiel de Sarah FLIX : http://www.sarah-flix.fr.st



Exposition Sarah Flix     CARTON PLEIN pour la 3ème exposition de l´année :

L´exposition pédagogique de Sarah FLIX s´est ouverte sous la conduite de Christiane Jubert adjointe à la culture représentant le Maire de Reims. Elle était accompagnée de J.M. Vernier adjoint à la jeunesse, de M. Feck adjoint au sport et de diverses autres personalitées représentants le Député Jean Claude Thomas et la Députée européenne Adeline Hazan.

Plus de 250 personnes sont venu admirer ses toiles et son hanbok. Puis ils ont bu du champagne et manger du kimchi... un succès fou !
La soirée s´est achevée par un plébicite quatre très grands artistes internationnaux l´on félicité, étaient présents: le peintre coréen O SYNG YOON, le français Alain Bonnefoit, l´italien Fabio Calvetti, le japonnais Sugiyama Yu et la direction du champagne Palmer & Co. Tous étaient unanimes sur la qualité de son art.

Il est aussi a noter l´aide apréciable qu´a pu bénéficier la manifestation par l´apport d´une aide subtentielle du Centre Culturel Coréen qui pour l´occasion a prêté sept masques traditionnels.

J. Driol


Sarah et le peintre O SYNG YOON (à sa gauche)

Sarah et le peintre O SYNG YOON (à sa gauche)


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Masques du bout du monde :
l´art coréen s´expose avec Sarah Flix


Sarah Flix

Sarah Flix invite le visiteur à découvrir le charme et les mystères des masques coréens.

Du masque ou du spectateur, qui fixe l´autre ? Pas toujours celui qu´on croit.
"C´est au cours de mes recherche sur ma culture d´origine à la bibliothèque du Centre culturel coréen que mon regard s´est arrêté sur ces masques mystérieux et enchanteurs" se souvient Sarah Flix. Originaire de Corée du Sud, cette jeune artiste rémoise de 23 ans parle des masques traditionnels qui occupent une si grande place dans les danses et rites coréens.

Engagé dans un travail de mémoire sur ses origines. "Je ressens aujourd´hui le besoin de retrouver mes racines, de renouer avec le pays où je suis née, de le faire découvrir" - Sarah Flix a tout naturellement décidé d´exposer une vingtaine de "toiles et esquisses" personnelles de ces "masques du bout du monde".

"Fabriqués en bois, les masques des danses traditionnelles ont des expressions réalistes qui ne sont pas faites pour cacher ou décorer le visage mais pour en faire ressortir ses qualités" explique-t-elle. "Alors qu´en Europe, on porte un masque pour se cacher, en Corée, il met en avant la personne. En ce sens, les masques sont un résumé de l´individu. La bouche serrée et les yeux baissés de l´épouse, la kakshi, montrent par exemple les difficultés que peuvent éprouver les femmes dans leur vie maritale".

Lors des danses traditionnelles, ces visages de bois retrouvent une vie propre à chaque spectacle. Les gestes et dialogues des acteurs accentuent les caractères des personnes dont ils portent le masque. "Au lieu d´une expression figée, on a l´impression qu´il s´agit de personnes que l´on pourrait rencontrer dans la rue. Les mâchoires mobiles des masques et l´absence de bouche dans certains permettent ainsi aux acteurs de créer une grande variété d´expressions qui mettent à nu les faux-semblants de la vie". Sans oublier, et c´est le plus important, que "cette danse masquée est amusante et divertissante".

Exposition "Masques du bout du monde" de Sarah Flix, du vendredi 17 novembre 2000 au vendredi 22 décembre 2000 au Centre international de séjour de Reims, chaussée Bocquaire (parc Léo-Lagrange, allée de Polonceau). Entrée gratuite. Dégustation sur place du kimch´i, met traditionnel coréen (condiment à base de chou fermenté à l´ail et au piment).


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Exposition : avec Sarah Flix, la Corée se dessine à l´encre de Chine.

Article paru dans le journal "l´union" le 02 mars 2000.


Lointaine Corée du Sud, Sarah Flix y est née il y a 22 ans. Du "pays au matin calme", elle ne garde presque aucun souvenir. Huit années passées en orphelinat, puis son envol pour la France où elle a été adoptée par une famille rémoise. "Je ressens aujourd´hui le besoin de retrouver mes racines, de renouer avec le pays où je suis née, de le faire découvrir", explique la jeune fille, étudiante en deuxième année à l´École supérieur d´art et de design (ESAD) de Reims.
Pour Sarah Flix, ce travail de mémoire s´exprime avec le pinceau. Elle expose jusqu´au 15 mars une trentaine de calligraphies et d´illustrations traditionnelles de Corée.

 
Sarah Flix

Originaire de Corée, Sarah Flix renoue et fait connaître son pays en le dessinant à l´encre de Chine.


"L´encre de Chine est une préparation fluide, elle n´induit pas de contrainte au niveau des couleurs. Le mouvement gagne en liberté, mais la contrepartie est que l´encre de Chine est une technique plus compliquée. Le rythme du geste est très difficile à maîtriser."

Les calligraphies déclinent les quatre éléments symbolisant la Corée : le ciel et la terre, l´eau et le feu. "On retrouve ces quatre éléments sur le drapeau coréen". Quelques scènes de la vie traditionnelle coréenne se laissent contempler, ainsi que plusieurs masques richement colorées. "Le masque occupe une place importante dans la tradition coréenne", explique Sarah Flix. "Il reflète la personnalité de celui qui le porte. Alors qu´en Europe, on porte un masque pour se cacher, en Corée, il met en avant la personne. C´est une mise en scène de la société, des gens, de soi-même".

 

Enthousiasme à l´idée de faire partager une expression culturelle peu connue en France et encouragée par le succès de son exposition, Sarah Flix indique s´être "lancée très modestement dans cette aventure coréenne". "J´ai essayé d´appliquer mes connaissances artistiques issues des études. La spontanéité du geste que je remarquais en peignant me donnait l´impression que mon travail ne correspondait peut-être pas à l´art coréen. C´est la raison pour laquelle j´ai demandé à deux professeurs d´art plastique de Corée d´en faire la critique. Ils m´ont appris avec étonnement que mon travail faisait ressortir le côté traditionnel de l´art coréen. Cet art était certainement ancré en moi depuis mon enfance et c´est seulement maintenant qu´il renaît". La Corée, si lointaine et si proche à la fois.


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